Les banquiers convoqués par Christine Lagarde
AFP
Frédéric Oudea, pdg de Société Générale, et François Pérol, président du groupe Caisse d'Epargne-Banque Populaire, face à Christine Lagarde, le 30 mars 2009
Les banquiers doivent rencontrer lundi la ministre de l'Économie Christine Lagarde et mardi le président Nicolas Sarkozy pour tenter de préciser certains des
engagements déjà pris sur les bonus, sous les feux de la critique depuis l'affaire BNP Paribas. La précédente réunion, organisée dans l'urgence le 7 août à Matignon après l'annonce d'une
enveloppe d'un milliard mise de côté par BNP Paribas pour ses équipes, n'avait débouché sur aucune nouveauté. D'après l'Élysée, le Président, qui recevra les banquiers pour la septième fois
depuis moins d'un an, procédera à un rappel à l'ordre sur la question des bonus, mais ne devrait pas s'exprimer publiquement à l'issue de la réunion.
Christine Lagarde a indiqué lundi 17 août attendre des banquiers des propositions sur les rémunérations variables, pour aller "plus loin" que les dispositions actuellement en place. Les banques
françaises ont déjà pris une série d'engagements en février pour encadrer les rémunérations variables, qui prévoient notamment un versement étalé dans le temps et la limitation à un an des
bonus garantis. De sources concordantes, les propositions qui devraient être présentées la semaine prochaine ne seraient qu'une articulation plus précise de ces engagements, de manière à rendre
leur application plus efficace.
Commission bancaire
Depuis le rebond de la polémique, début août, les autorités de régulation britannique (FSA) et allemande (BaFin) ont mis en place des codes de conduite sur les rémunérations variables, qui vont
dans le sens des recommandations du G20 et de la charte française. Mais à un mois du G20 de Pittsburgh, la France conserve une longueur d'avance sur le sujet, car ses dispositions sont plus
larges et elle s'est assurée que la Commission bancaire, régulateur du secteur, vérifierait leur application.
Malgré tout, pour Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à l'université Paris I Panthéon Sorbonne, si le code éthique français "va dans le bon sens, les recommandations qui ont été
faites restent assez peu exigeantes, notamment en termes de transparence". "Aller plus loin maintenant reviendrait à se couper du système financier mondial" et à perdre en compétitivité de même
qu'en influence, tempère un banquier. "On ne peut pas réformer la Fédération française de football si l'on n'a plus de club en première division", insiste un autre.
Financement
Nicolas Sarkozy doit ainsi ménager l'opinion, mais aussi l'attractivité de la place financière de Paris, et préserver les centaines de milliers d'emplois du secteur. "La crise nous a montré
qu'on ne peut plus réguler quoi que ce soit à une échelle nationale, tout particulièrement la sphère financière", estime Jézabel Couppey-Soubeyran. Pour l'Élysée, il s'agira donc de "rappeler
ce qui s'est passé à Washington et à Londres", lors des deux précédents G20, mais d'évoquer "surtout ce qui va se passer à Pittsburgh" lors du prochain sommet.
Lors des réunions de lundi et mardi, sera également abordée la question du financement de l'économie. Le gouvernement avait demandé, début août, que les banques veillent à ce que ménages et
entreprises bénéficient de conditions de financement "plus favorables". Les banques devraient en profiter pour effectuer un point d'étape détaillé sur le crédit à l'économie, dont la
distribution s'est ralentie avec la dégradation de la situation économique. L'objectif d'une hausse du volume des crédits de 3 à 4 % sur l'année 2009, sur lequel les banques s'étaient engagées
à l'automne 2008, ne devrait ainsi pas être tenu.
Source lepoint.fr
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par Thierry Lévêque
PARIS (Reuters) - La Cour des comptes a demandé à l'Elysée de réduire son train de vie et de modifier certaines procédures à l'occasion d'un contrôle financier portant sur 2008, premier du genre en deux siècles.
Le premier président de la Cour, Philippe Séguin, a porté un jugement mitigé lors d'une conférence de presse.
"Des progrès significatifs ont été accomplis. Le chemin à parcourir est encore important", a-t-il dit.
Les économies demandées concernent des frais jugés inutiles liés aux voyages publics, qui ont coûté 14 millions d'euros en 2008, mais aussi aux déplacements privés du chef de l'Etat.
Des commandes très ordinaires de nourriture ou de combustibles sont aussi visées. La Cour met aussi le doigt sur d'importantes factures d'études et de sondages commandés à l'institut Opinion Way.
Elle demande une révision complète de l'affectation de trois résidences présidentielles à Rambouillet, Marly-le-Roi (Yvelines) et Souzy-la-Briche (Essonne), inutilisées mais entretenues en permanence pour 1,76 million d'euros par an.
La Cour demande en outre à 55 conseillers et collaborateurs du président de déclarer complètement et régulièrement les avantages liés à leurs logements de fonction gratuits du Quai Branly à Paris et qui sont selon elle sous-évalués.
Ce travail est le premier du genre concernant les dépenses d'un chef d'Etat français depuis le roi Louis XVI, juste avant la Révolution, à la fin du XVIIIe siècle. Nicolas Sarkozy avait accepté de s'y soumettre au début de son mandat.
L'Elysée a promis, dans ses réponses publiées par la Cour, de corriger certaines pratiques et a mis à l'étude certains points.
Philippe Séguin a annoncé que les finances de la présidence seraient désormais contrôlées tous les ans. "L'Elysée sera ainsi l'une des institutions de l'Etat les plus contrôlées, pour ne pas dire la plus contrôlée", a-t-il déclaré.
SARKOZY REMBOURSE 14.000 EUROS
L'enquête a produit un résultat concret immédiat. Le chef de l'Etat a remboursé avant la publication du document 14.123 euros de dépenses privées - d'une nature non précisée - prises en charge sur les fonds publics de la présidence en 2008.
Il ne s'était pas rendu compte de ce problème découvert par la Cour, a dit l'Elysée à l'institution. La Cour dit prendre acte que Nicolas Sarkozy veut payer désormais directement.
La Cour des comptes lui donne aussi crédit d'avoir opéré une remise en ordre dans le budget de la présidence, qui fonctionnait avant lui dans l'opacité. Une grande partie de ses employés et de ses dépenses étaient en effet affectés aux budgets de ministères ou d'entreprises publiques.
Cette consolidation du budget et des emplois est presque terminée, a dit Philippe Séguin, sauf notamment pour France Telecom, qui paye toujours 21 employés de la présidence.
Grande nouveauté, la présidence a désormais une comptabilité d'engagement et il se pourrait même qu'elle soit bientôt informatisée, a annoncé Philippe Séguin. "Ça n'a l'air de rien, mais il s'agit d'une révolution culturelle", a-t-il dit.
Les dépenses de l'Elysée ont représenté 110 millions d'euros en 2008, soit environ 0,05% des dépenses totales de l'Etat pour 944 employés actuellement. Ces dépenses ne constituent donc pas un enjeu financier, mais le symbole reste crucial, a estimé Philippe Séguin.
La Cour des comptes s'est refusée à comparer avec l'année 2007, opération jugée impossible. Le député socialiste René Dosière, qui a tenté ce travail, a conclu le mois dernier que les dépenses de fonctionnement avaient augmenté de 21,7% à l'Elysée en 2008.
La Cour des comptes va maintenir la pression, a prévenu Philippe Séguin. "Il va de soi que la Cour procédera à un suivi systématique des effets de ses préconisations", a-t-il dit.
Il lance également une alerte sur la rénovation du palais de l'Elysée, dont l'état évalué officiellement met en danger selon lui la sécurité des personnes. La facture estimée est de 25 millions d'euros, dont sept de travaux urgents.
Edité par Yves Clarisse Source capital.fr
L'homme a été arrêté pour avoir tenté d'acheter des matériaux sur internet destinés à la fabrication d'une bombe, a-t-on appris de source judiciaire.
Un juge des libertés et de la détention l'a placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet selon la même source.
M. Rabiller, grièvement blessé en mai 2008 par une explosion accidentelle à son domicile des Hauts-de-Seine, avait été interpellé mercredi au domicile de
sa mère à Nantes après qu'il eut tenté d'acheter sur internet des matériaux pour fabriquer une bombe et menacé de "tout faire péter". Sa mère avait alerté les policiers.
Interné dans une unité de soins psychiatriques à l'issue d'une brève garde à vue, M. Rabiller a été jugé apte samedi, à l'issue d'une expertise psychiatrique, à faire l'objet d'une
nouvelle procédure judiciaire.
Employé dans un centre de tri postal, il avait déjà été mis en examen le 17 septembre 2008 pour "association de malfaiteurs" et "détention et usage d'explosifs", le tout "en relation
avec une entreprise terroriste". Il est soupçonné d'avoir détruit par explosif au moins dix radars en région parisienne en 2007, des attentats revendiqués par une mystérieuse
"Fraction nationaliste armée révolutionnaire" (FNAR), dont il est le seul membre.
Source france2.fr
La "hausse record" du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi au premier trimestre s'est accompagnée d'une progression de 4,6 % des chômeurs de longue durée, selon des données publiées vendredi par le service statistique du ministère de l'Emploi.
Ce sont désormais 1,041 million de demandeurs d’emploi qui sont chômeurs depuis plus d'un an – parfois depuis plus de trois. Entre la fin de l'année 2005 et le milieu de l'année 2008, cette statistique avait constamment diminué. Ce chiffre concerne les catégories A, B, C, qui incluent les personnes recherchant activement un emploi, et dont certaines exercent une activité réduite.
Cette hausse s'explique par le nombre de chômeurs ayant un à deux ans d'ancienneté d'inscription, en progression de 10,4% à 562.000.
"Cela progresse moins vite que les autres catégories", a néanmoins relevé le directeur général de Pôle Emploi, Christian Charpy, qui a souligné les disparités régionales. Ainsi, le chômage de longue durée progresse moins en Ile-de-France qu’en Alsace.
Source europe1.fr
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