Lundi 2 novembre 2009

Pourquoi Terre Démocrate ?



Pourquoi Terre Démocrate ?
Les grands enjeux du XXI éme siècle font leur entrée fracassante dans la vie politicienne. La construction de la vie politique autour de la droite, défendant le libéralisme et la dérégulation, la gauche de gouvernement autour de la sociale démocratie, un centre situé entre les deux et traditionnellement allié de la droite et l’extrême gauche.

Depuis 25 ans, les écologistes ont fait leur entrée sur la scène, obtenant jusqu’à très récemment des résultats électoraux modestes les conduisant à devoir se soumettre aux exigences socialistes qui leur dispensaient au compte goutte des sièges ou des postes.

Cette organisation est en train de voler en éclat pour des raisons à la fois idéologiques et plus spécifiques à notre pays.

Les raisons idéologiques ne sont pas propres à la France. La droite a su se réformer pour devenir notamment en France et en Italie un parti du XXiéme siècle fondé sur un autoritarisme allié à un contrôle des médias générant une société vide de sens et cultivant l’individualisme , la compétition, tout en bénéficiant des mécanismes de l’Etat providence.

A contrario, la sociale-démocratie ne cesse de régresser faute de proposer un modèle cohérent avec l’exacerbation de l’hédonisme, de la consommation et de l’individualisme. Le progrès social qui a fait le ciment de la gauche n’est plus compris dès lors que la notion de progrès dans son ensemble est remise en cause et que la croissance économique , présentée comme la base du progrès social n’a cessé d’accroître les inégalités.
 
A un nouveau modèle de développement doit correspondre une nouvelle offre politique. Elle contraint à repenser l’évolution économique en fonction de la réalité de nos ressources naturelles et de l’état de leur dégradation et à déterminer les voies de la reconversion industrielle dans le nord, du développement d’une économie non carbonnée dans le sud .

Elle s’accompagne d’une remise en cause de nos modes de vie, de production et de consommation et la définition d’un nouveau vivre ensemble. Ce modèle est l’alternative au modèle libéral et fondé sur la croissance infinie que ne constitue plus la sociale démocratie qui repose sur le même mythe de croissance et le même modèle productiviste.

En conséquence, le centre défini comme un juste milieu dans un modèle productiviste entre une répartition libérale et une répartition sociale n’a plus guère de sens. Comme l’a dit très joliment Jean François Kahn , ce n’est pas parce qu’on dit une ânerie à droite et une ânerie à gauche, qu’on n’en dit pas au centre c’est-à-dire entre les deux.

La réalité est que la seule alternative au modèle néo-conservateur autoritaire contemporain est un projet écolo-démocrate. Pourquoi ?

Parce que la révolution écologique qui repose sur  une inversion des raretés entraîne un changement de paradigme porteur d’un autre modèle de développement. Or, la mise en place d’un tel changement exige une transformation profonde des mécanismes démocratiques et une réflexion sur les nouveaux rapports entre liberté et contrainte dans un monde de rareté et de partage alors que nous venons d’une société individualiste et égoïste.

Cette innovation  démocratique est d ‘autant plus nécessaire que le modèle autoritaire néo conservateur rogne les libertés publiques fondamentales et assied un contrôle multiforme sur les médias. C‘est dire combien la question démocratique et la question écologique sont liées et ce d’autant plus que la menace de totalitarisme vert est périodiquement  invoquée . L’une et l’autre font sens à la condition que l’objectif de justice dans tous les sens du terme serve de lien, de mesure et de moyens. 

Il en va d’autant plus ainsi qu’en France la physionomie des partis politiques est bouleversée sous l’effet de la politique mise en place par Nicolas Sarkozy.

La tentative de créer un bipartisme déséquilibré a accéléré la décomposition. L’UMP et la majorité présidentielle *ont perdu tout projet idéologique commun pour n’être plus qu’un conglomérat d’exercice et de conquête de pouvoir. Quel accord entre CNPT et JJL Borloo, entre les chrétiens sociaux de Madame Boutin et les radicaux , entre le MPF et la gauche Moderne ? Aucun.

Le projet politique a disparu au profit d’un casting qui en définitive n’a aucune importance si ce n’est pour partager des sièges et nier  toute influence idéologique des uns ou des autres sur les choix qui ne sont que présidentiels.

Mais ce bipartisme est déséquilibré dans la mesure où ceux qui se déterminent comme appartenant au camp du progrès et conservent une valeur à l’idée de projet , ne disposent d’aucun leader naturel d’autant moins capable de réunir autour de lui que le pluralisme reste une vertu au sein du camp du progrès et que la notion de progrès n’est pas la même pout tous.

La difficulté est d’autant plus grande pour les membres du centre que la politique suivie par Nicolas Sarkozy contraint à choisir droite ou gauche sauf à répondre écologie. Faute d’avoir su anticiper et préparer une alternative, le centre au sens classique n’a plus de place.

Mercredi 14 Octobre 2009
Corinne Lepage

Source http://www.terre-democrate.fr/
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Vendredi 30 octobre 2009

Licenciés pour l'exemple

Des salariés toulousains des filiales de distribution des deux groupes, tous militants CGT, ont reçu une lettre de licenciement pour s’être mobilisés au printemps. Ils sont des dizaines dans ce cas, syndicalistes qu’on veut bâillonner.
L’éditorial de l’Humanité du vendredi 30 octobre : La France moche .

Changeons l’énergie ensemble. Voilà un beau slogan d’EDF. Moyennant quoi, la répression syndicale dans le groupe n’est jamais allée aussi loin. Tout est bon pour criminaliser l’action des salariés fusse en les traitant de voyous, en manipulant les faits, en utilisant des méthodes qui ne sont même pas de police mais d’officines policières, en fichant, en filant, en espionnant, en dénonçant, en choisissant au hasard les salariés que l’on veut sanctionner, licencier.

Et cela, à Toulouse et en Midi-Pyrénées pour leur faire payer une lutte victorieuse au printemps contre une externalisation d’activités qui devait entraîner plus de 500 suppressions d’emplois et la fermeture de plus d’une vingtaine de sites de proximité. Mais c’est dans toute la France qu’EDF s’est engagée dans ce qui ressemble à un bras de fer avec les salariés, leurs syndicats et singulièrement la CGT.

L’enjeu en est clair. EDF est désormais soumise à la recherche de la rentabilité, engagée dans une lutte mondiale entre grands groupes de l’Energie, sa direction, appuyée par l’Etat, entend gérer en éradiquant tout ce qui lui reste de culture de service public.

De ce point de vue et sans que l’on puisse encore en envisager toutes les conséquences, la nomination à sa tête d’Henri Proglio, qui va, en même temps, rester PDG du puissant groupe Véolia et siège dans six autres conseils d’administration est confondante. Mais il n’y pas qu’EDF. Voici quelques mois encore, le chef de l’Etat affectait de n’avoir pas de mots assez durs pour stigmatiser les patrons « voyous ».

Avant l’été déjà, le ton avait changé et ce sont les salariés de Caterpillar, de Continental, de Molex qui étaient dénoncés comme des fauteurs de troubles. Déjà, Nicolas Sarkozy avait entrepris de mobiliser l’électorat de droite dans ce qu’il de plus réactionnaire en opposant à la France « qui travaille et qui souffre » la France qui proteste. Désormais il est entré dans la deuxième phase de son quinquennat avec le côté obscur de la force.

Identité nationale, instrumentalisation éhontée des thèmes de l’immigration et de l’insécurité. C’est de la démagogie électoraliste et c’est plus que cela. Il s’agit de façonner une autre France. La rupture avec le modèle social français, la volonté d’éradiquer l’esprit de mai 68 entendent redessiner les paysages sociaux, idéologiques et symboliques qui ont fait la nation. Mais ce n’est pas seulement par l’effet d’une nostalgie de cette vieille droite française qui hante toujours la droite d’aujourd’hui. L’enjeu c’est la soumission de la démocratie aux lois du capital.

Tout ce qui a été entrepris par Nicolas Sarkozy et son gouvernement va dans ce sens qu’il s’agisse de la réforme de la justice, de la réforme des collectivités territoriales, de celle des universités… La répression syndicale à EDF n’est pas une anecdote ou un accès d’autoritarisme de sa direction. Avec ses 150 000 salariés, avec sa culture, avec ce qui lui reste d’acquis sociaux, EDF reste un puissant pôle d’ancrage et de résistance face à ces projets et si la répression est aussi violente en Midi-Pyrénées, c’est parce que le succès obtenu en mai doit être payé par ceux qui l’ont obtenu. C’est à juste titre que la CGT parle d’un acharnement revanchard. C’est le visage de la nouvelle France que voudrait Nicolas Sarkozy. Il est moche.
Source humanite.fr

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Vendredi 30 octobre 2009

Il n'y a pas que le népotisme. Sarkozy, roi du copinage !

Juan - Blogueur associé | Vendredi 30 Octobre 2009
Il n'y a pas que la famille dans la vie : de Proglio à Mariani en passant par Pérol, Nicolas Sarkozy montre qu'il ne pratique pas que le népotisme, mais aussi le copinage. La preuve, il a placé tous ses potes à la tête d'entreprises clés. Juan en fait la liste (non exhaustive).
ertaines nominations, comme celle de Jean Sarkozy au conseil d'administration de l'EPAD, ont suscité de larges polémiques. Depuis 2 ans et demi, l'Elysée a placé ses hommes, récompensé ses proches, solidifié ses soutiens dans nombre de grandes entreprises clés. Voici une revue, non exhaustive, de ces amis désormais bien placés.


Henri Proglio (EDF, Véolia)

Président de VEOLIA, il va prendre les rennes d’EDF... sans abandonner celles du groupe privé. Son passage, sans conséquence, devant une commission parlementaire mardi dernier, n'a pas posé de problème. Après une discrète campagne, Henri Proglio avait été sollicité par l’Elysée cet été pour succéder à Pierre Gadonneix à EDF. Qu’il conserve également la tutelle de VEOLIA lui permet d’envisager quelques rapprochements. Longtemps chiraquien, le président de l’ancienne Générale des Eaux a rejoint le clan sarkozyen en 2006. Le soir du 6 mai 2007, il était au Fouquet’s. Henri Proglio a été l’un des parrains de Rachida Dati dans les milieux d’affaires. Cette dernière l’a introduit auprès de l’actuel président de la République. Il se murmurait qu’on lui avait promis un poste à Bercy, finalement attribué à Christine Lagarde. Un autre soutien de Sarkozy, Alexandre Djouhri, milliardaire franco-algérien et actionnaire de Veolia, a œuvré au rapprochement. M. Djouhri sert également d’intermédiaire pour certaines ventes d’armement français à l’étranger. Pour Sarkozy, Proglio était une belle prise. Veolia faisait partie des soutiens financiers du RPR, puis du clan chiraquien, ce qu’on a pu vérifié lors du procès des HLM de Paris.

En partant à EDF, Proglio emporterait un proche conseiller de Nicolas Sarkozy: Cédric Goubet, actuel chef de cabinet du Président de la République. On ne change pas une formule qui sert.

Stéphane Richard (France Télécom)
Ancien directeur de la division transport de Veolia, Stéphane Richard a rejoint le cabinet de Christine Lagarde en mai 2007. Le ministère de l’Economie et des Finances est notamment l’autorité de tutelle de la DGCCRF. France Télécom est souvent scrutée par les autorités de concurrence. La DGCCRF a pris partie en faveur des positions de France T élécom dans diverses affaires de concurrence au cours de l’année 2008. Au printemps 2009, Stéphane Richard a rejoint France Télécom.

Dans le passé, Stéphane Richard a dirigé la filiale immobilière de la Générale des Eaux, puis Veolia Environnement et Veolia Transport. Détail «amusant», Stéphane Richard a subi un redressement fiscal de 660 000 euros en octobre 2007. La même année, il était décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

Le 5 octobre dernier, il est devenu directeur général adjoint de France Télécom, en charge des activités France.

François Pérol (Caisses d'Epargne et Banques Populaires)
De 2005 à 2007, François Pérol était associé-gérant de la banque Rothschild & Cie. Il a notamment conseillé les Banques populaires et les Caisses d'Epargne dans la création de leur filiale commune, Natixis, dont les difficultés financières en 2008 ont failli coulé ses deux parents. En mai 2007, il retrouve Sarkozy en tant conseiller économique de Nicolas Sarkozy jusqu’en novembre 2008. A ce titre, il a supervisé le sauvetage de plusieurs banques, pour le compte de l’Elysée, et notamment travaillé sur le rapprochement entre les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne. En novembre dernier, ô surprise, François Pérol est nommé président de ces deux établissements. En janvier, les deux banques sont fusionnées pour donner naissance à la BPCE. La Commission de déontologie n’est même pas saisi. Le conflit d’intérêt est manifeste.

Aux Caisses d'Epargne, François Pérol a retrouvé Thierry Gaubert, un ancien collaborateur "multi-cartes" de Nicolas Sarkozy dans les Hauts de Seine. En février 2008, Thierry Gaubert a été mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie dans la collecte et l'utilisation des fonds du 1% logement dans le département. Thierry Gaubert s'occupait par ailleurs de la communication du futur président, et de ses relations avec les médias.

Pierre Mariani (Dexia)
En septembre 2008, la banque franco-belge Dexia manque de disparaître. De mauvais placements ont eu raison de sa solidité. L’Etat français intervient en un week-end, et place Pierre Mariani en tant qu’administrateur délégué et président du comité de direction. Ce dernier a été directeur de cabinet du ministre du Budget de 1993 à 1995, quand Sarkozy était le fidèle second d'Edouard Balladur. Puis, il a dirigé la Société Française d’investissements immobiliers et de gestion (SEFIMEG), de 1995 à 1997, une société gestionnaire d'un parc immobilier, notamment en Ile-de-France. Cette société a été rachetée par le groupe Pinault en 1999. A partir de 1998, Pierre Mariani travaillait à la BNP. Le patron de la BNP, Michel Pébereau, est l'un des conseillers de l'ombre de Nicolas Sarkozy en matière bancaire.

François Pérol et Pierre Mariani sont deux des soutiens du président français dans le milieu bancaire. Depuis septembre 2008, malgré des déclarations officielles fermes, le gouvernement français a résisté plus que ses voisins à encadrer le secteur bancaire (pas de plafonnement des bonus bancaires; pas de surtaxation des profits des banques; revente à "prix coûtant" des actions rachetées pendant le krash, etc).

Armand Laferrère (Areva)
Président d’Areva Canada, Armand Laferrère est un ancien conseiller de Sarkozy, entre 2002 et 2004, quand celui-ci dirigeait le ministère de l’Intérieur. Depuis, il « pantoufle » au Canada. Au printemps 2004, il publiait un « Plaidoyer pour George Bush ».

Bernard Delpit (La Poste)
Conseiller économique du président depuis 2007, Bernard Delpit a été nommé directeur financier de la Poste en juin 2009. Rien de mieux pour bien préparer le changement de statut de la Poste, contesté par une votation citoyenne en septembre dernier.

Luc Vigneron (Thalès)
En mai dernier, Dassault est entré au capital de Thalès (avec 26%). L’Etat, aidé par ce nouvel actionnaire et propriétaire de 27% de Thalès, a fait nommer Luc Vigneron à la tête de Thalès, contre l’avis du comité de sélection des administrateurs et des rémunérations (Csar) de l’entreprise. Depuis des mois, Nicolas Sarkozy a bloqué EADS, qui cherchait à mettre la main sur Thalès, au profit du plus fidèle Serge Dassault. Rappelons que Thalès, et sa filiale DCNS, est régulièrement cité, et pour cause, dans l’affaire du Karachigate. « Autre souci, moins avouable, les dirigeants de Thalès et de la DCNS connaissent tous les petits secrets des marchés des années 1994 et 1995, lorsque Balladur était Premier ministre et Sarko le patron du Budget. » notait le site Bakchich en décembre dernier.

Jean-Philippe Cotis (INSEE)
Il a cotoyé Nicolas Sarkozy en 1993-1994. En octobre 2007, Sarkozy le nomme à la tête de l’INSEE. En mai 2009, il remet au présisent un opportun rapport sur le « Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France», un contre-feu allumé par l’Elysée en pleine contestation sociale en février dernier. Alimenter l'agenda public avec des rapports d'experts que l'on a soi-même choisi est une ficelle toujours efficace...
Source marianne2.fr
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Mercredi 28 octobre 2009

Après Clearstream


Dominique de Villepin présente « sa force alternative »


Rassemblant ses soutiens à Paris quelques jours après la fin du procès Clearstream, Dominique de Villepin a présenté mardi soir les grandes lignes de son projet de « force alternative » pour une France « républicaine, solidaire et indépendante ». Dans un discours truffé de références indirectes à Nicolas Sarkozy, l'ancien Premier ministre a proposé « un retour à l'esprit de la nation », pour que « la politique retrouve ses lettres de noblesse ».


« Notre pays ne peut vivre avec une concentration du pouvoir, une personnalisation du pouvoir qui nuit à son efficacité », a déclaré Dominique de Villepin à ses partisans rassemblés à la Maison de l'Amérique latine. « Plus le pouvoir est concentré, moins il est efficace, et plus nous vivons à l'heure des polémiques, à l'heure d'une démocratie d'opinion où, jour après jour, ce sont les polémiques qui font l'actualité. »
« Refusant certaines dérives qui entravent la marche de l'unité et de l'efficacité de la nation », l'ancien Premier ministre a proposé à ses soutiens le rassemblement au sein d'une « force alternative » et « le retour à l'esprit de la nation ».
« L'esprit de la nation, c'est une France républicaine, une France solidaire et c'est une France indépendante », a-t-il lancé sous les applaudissements de l'audience. « C'est bien cette alternative que nous voulons préparer, une alternative républicaine, une alternative qui apporte des réponses concrètes à nos concitoyens. »
Dominique de Villepin n'est pas entré dans les détails de ce projet, mais en a évoqué quelques grandes lignes : « une fiscalité plus juste, plus intelligente, plus efficace », « une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail », et « une politique d'exigence vis-à-vis de l'endettement national, si nous voulons tout simplement arrêter l'hémorragie qui est celle aujourd'hui de notre pays et nous placer en position de reprise ».
Dominique de Villepin, contre lequel a été requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 45 000 euros d'amende au procès Clearstream, a profité de cette occasion pour dresser un constat sombre de la vie politique française actuelle, au fil de remarques semblant destinées au Président Nicolas Sarkozy.
« Sans doute au cours des dernières années a-t-on oublié que la politique était aussi faite d'humilité, faite du refus de la coupure entre les dirigeants et le peuple, faite de proximité, faite d'une capacité à corriger sa copie au jour le jour, et que l'entêtement – et j'en sais quelque chose – n'était pas toujours de bon conseil », a-t-il déclaré. Au premier jour du procès Clearstream, l'ancien Premier ministre avait stigmatisé « l'acharnement » du chef de l'État, partie civile dans le dossier, à son encontre.
« Quand la République n'est plus capable d'apporter la protection sociale à travers l'ensemble du pays vis-à-vis de chacun de nos concitoyens, quand nous devons faire face à 30 milliards de déficit de cette Sécurité sociale, alors oui la République est en danger », a-t-il également lancé.
« Quand cette cohésion est menacée également par un chômage des jeunes de près de 25 %, alors oui la République est menacée. Et, quand l'endettement de la France va conduire toute la richesse nationale créée à être utilisée pour rembourser la dette française, alors oui la République est menacée. »
AP
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Lundi 26 octobre 2009

France: Hausse des inscriptions au chômage, pas de répit prévu à bref délai

Le nombre d'inscrits au chômage en France a continué de progresser sensiblement en septembre, une hausse qui n'est pas prête de s'arrêter de l'aveu même du gouvernement, malgré la sortie précaire de la récession de l'économie française.

Le mois dernier, le nombre des demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé a crû de 21.600 en métropole (+0,8%), et de 44.900 (+1,2%) en incluant ceux qui exercent une activité réduite, selon les chiffres officiels.


Dans la première catégorie (dite catégorie A), on recensait 2.574.900 inscrits à la fin du mois dernier (+25,1% sur un an), et dans la deuxième (catégories A, B et C) 3,745 millions (+20,8% sur un an). Et même 3.972.400 en comptant l'outre-mer.


En un an, le nombre d'inscrits en catégorie A a progressé de 516.800, et de 643.700 pour les catégories A, B et C.

Selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, la hausse de septembre "confirme que les effets de la crise sur le marché du travail se poursuivent".

La crue du chômage s'est toutefois ralentie. On est loin des chiffres catastrophiques du début de l'année (+80.000 par mois en moyenne). Mme Lagarde y voit le résultat des mesures gouvernementales: "soutien renforcé à l'activité partielle dont le nombre de bénéficiaires a doublé au 2e trimestre, contrats de transition professionnelle" ou encore "plan d'urgence pour l'emploi des jeunes".

De fait, les entrées à Pôle emploi consécutives à un licenciement économique sont en baisse (-0,8%), représentant à peine plus de 10% du total.

Il n'empêche, "le plus dur est devant nous", a prévenu lundi Jean-Paul Fitoussi, président de l'organisme de conjoncture OFCE, le retour de la croissance s'annonçant "précaire", selon lui.

Cet institut table sur un taux de chômage à 10,6% de la population active fin 2010 contre 7,8% fin 2008, soit "la plus forte progression observée au cours des 25 dernières années". 700.000 emplois marchands devraient être détruits l'an prochain, d'après l'OFCE.

Après la récession du 1er semestre 2009, le gouvernement prévoit officiellement une croissance de seulement 0,75% en 2010. Nettement moins pessimiste que l'OFCE, il s'attend à 190.000 pertes nettes d'emplois marchands et 90.000 dans l'ensemble de l'économie, l'an prochain.

"Tant que nous n'avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, entre 2 et 2,5%, il est très difficile de reconstruire de l'emploi", a déclaré le Premier ministre François Fillon, lors d'un déplacement dans le Nord lundi.

La stabilisation du chômage des jeunes, en hausse de près de 30% en un an, constitue l'un des rares motifs de satisfaction du gouvernement. Sur un mois, le nombre des moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi (635.000 en catégories A, B et C) a progressé entre 0,1% et 0,2%, selon l'indicateur choisi.

En septembre, les entrées à Pôle emploi (A + B + C) ont augmenté de 2,1%. Un quart de ces nouvelles inscriptions sont dues à une fin de contrat à durée déterminée (+ 2,4%). Parmi les motifs d'entrée à Pôle emploi, les fins de mission d'intérim connaissent la plus forte hausse (+8,5%). Les entrées (518.900) "demeurent nombreuses", relève Mme Lagarde.

Quant aux sorties du chômage (464.600), elles ont diminué de 0,9% le mois dernier. Cela tient notamment au reflux important des entrées en stage (-23,3% sur un mois) et à l'atonie des offres d'emploi (245.800, -16% sur un an). Sur un mois, les "offres d'emplois durables" (plus de six mois) sont en repli de 1,6%.
Source m6-actualités

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